Les flux réels passent par email
Les outils regardaient souvent l’email de loin. Pourtant, c’est là que le chantier continue de vivre.
À propos de Régis
Pendant près de vingt ans, Fabien Rigault a vu les équipes de chantier perdre un temps fou à chercher, renommer et vérifier des documents. Du temps qui aurait dû servir à comprendre les plans et faire avancer les projets.
Régis n’est pas né parce que le BTP manquait de logiciels. Il est né parce qu’il y en avait déjà trop, et qu’ils demandaient souvent plus d’efforts qu’ils n’en enlevaient.

Fabien Rigault — fondateur de Régis
Le terrain avant l’écran
Plus jeune, Fabien codait pour le plaisir. Il imaginait déjà des outils. Mais il ne supportait pas l’idée de passer ses journées assis devant un écran. Il a préféré le chantier, l’organisation, les contraintes concrètes et les rapports humains.
Il se sent chez lui dans la poussière, au milieu des arbitrages, des réunions et des imprévus. Ce qui l’intéresse, c’est de comprendre une opération : la façon dont un architecte conçoit, dont un bureau d’études résout un problème, dont une entreprise trouve une solution. Pas de trier de la paperasse.
« Un logiciel doit apporter de l’aide et s’adapter au fonctionnement des chantiers. Pas devenir une contrainte et forcer l’utilisateur à s’adapter à lui. »
Le problème, vécu de l’intérieur
Conducteur de travaux, puis ingénieur et manager en contrôle technique, Fabien a vu la même scène se répéter. Les documents arrivaient par email, les liens WeTransfer expiraient, les archives ZIP s’empilaient dans d’autres ZIP et les espaces Dropbox devenaient des endroits où chacun déposait ses fichiers comme il pouvait.
Il fallait ensuite retrouver le bon plan. Vérifier le bon indice. Comprendre ce qui avait été visé, par qui, et à quel moment. Des heures de tri. Des relances. Des doutes inutiles. Les ZIP dans les ZIP et les indices à démêler lui ont laissé quelques cauchemars documentaires.
Les outils regardaient souvent l’email de loin. Pourtant, c’est là que le chantier continue de vivre.
Huit clics pour télécharger un document. Huit de plus pour déposer un avis. À ce stade, le logiciel n’aide plus personne.
Le plaisir est dans l’analyse, la coordination et les décisions. Pas dans la manutention des fichiers.
« Donnez-moi une secrétaire qui trie les documents et prépare les avis : je triplerai mon chiffre d’affaires. »
Chez Risk Control, Fabien s’est aussi plongé dans les logiciels internes et les projets d’entreprise. Même constat. Beaucoup d’outils sont d’abord pensés pour leurs propres processus, pas pour la manière dont les équipes travaillent réellement.
FAPR, puis Régis
En décembre 2024, Fabien crée FAPR. Le but est simple : faciliter les projets. Il s’oriente progressivement vers la formation, les ateliers d’équipe et l’accompagnement de dirigeants sur leur stratégie d’entreprise.
À côté de ça, il court. Trail, montagne, longues sorties dehors. Il développe aussi un accompagnement de dirigeants vers l’ultra-trail. Pas parce qu’il suffit de mettre une paire de chaussures pour résoudre les problèmes d’une entreprise. Mais parce qu’une longue course oblige à préparer, à accepter les imprévus, à trouver son rythme et à bien s’entourer.
C’est ce qui le fait vibrer : aider un collectif à arrêter de s’éparpiller, à retrouver de l’énergie et à avancer. Régis est né de cette même envie, mais appliquée aux projets de construction.
La première version
En 2025, Fabien imagine Régis avec une équipe de développement. Pas une nouvelle plateforme à remplir. Un assistant documentaire mis en copie des diffusions, capable de classer les documents, de suivre les visas et de ramener l’information là où elle doit être. La première version de test arrive sur chantier en décembre 2025, sur une opération dont le gros œuvre dépasse 7 M€.
Les entreprises demandent alors comment elles doivent classer leurs documents. La réponse tient en une phrase :
« Vous avez juste à mettre Régis en copie de vos diffusions. »
Elles répondent :
« C’est tout ? Mais c’est rangé tout seul ? C’est génial ! »
Voilà le cap de Régis. Répondre à des questions simples, mais qui font perdre un temps fou quand personne n’a la réponse : « Où en est le dossier d’exécution du lot gros œuvre ? Quelle est la dernière version ? Quels visas restent à traiter ? »
Il ne s’agit pas de supprimer la plateforme. Les administrateurs ont besoin d’un endroit pour piloter l’affaire. Il s’agit d’arrêter de demander à chaque intervenant de modifier sa manière de travailler pour que les documents soient enfin rangés et suivis.
Quelques repères
2007 — 2008
Églises parisiennes, châteaux de Versailles et Vincennes. Le terrain, tout de suite.
2008 — 2016
Contrôle technique, conception, sécurité incendie, équipes et chantiers de toutes tailles.
2016 — 2023
Création d’agence, structuration de l’Île-de-France : cinq agences, trois pôles, 52 personnes.
2023 — 2024
Développement opérationnel et commercial, organisation, outils internes et projets d’entreprise.
Master Génie civil et infrastructures, Université de Cergy-Pontoise.
Et maintenant ?
Une démo courte suffit pour regarder comment vos documents, vos indices et vos visas circulent aujourd’hui.