Déchiffrez le jargon de la construction. DOE, EXE, OPR... Découvrez les définitions et les meilleures pratiques pour gérer vos chantiers.
L'AMO, ou assistant à maîtrise d'ouvrage, aide le maître d'ouvrage à préparer, décider et piloter certains aspects de son opération. Son périmètre est défini par son contrat : il peut intervenir sur la programmation, les coûts, les procédures, l'organisation, les usages, la technique ou un sujet spécialisé. Dans la commande publique, l'assistance peut notamment porter sur l'élaboration du programme, la fixation de l'enveloppe financière prévisionnelle ou un conseil technique, financier, juridique ou administratif.
AOR désigne l'assistance apportée au maître d'ouvrage lors des opérations de réception et pendant la période de garantie de parfait achèvement. Pour une opération publique de bâtiment neuf, elle comprend l'organisation des opérations préalables à la réception, le suivi des réserves jusqu'à leur levée, l'examen des désordres signalés par le maître d'ouvrage et la constitution du DOE nécessaire à l'exploitation de l'ouvrage. Ce n'est donc pas seulement la réunion organisée le jour de la livraison. La mission se prolonge pendant le traitement des réserves et des désordres relevant de la période concernée.
APD signifie avant-projet définitif. Cette phase approfondit la solution retenue à l'APS. Pour une construction neuve relevant de la commande publique, elle arrête en plans, coupes et façades les dimensions et l'aspect de l'ouvrage, détermine les surfaces détaillées, définit les principes constructifs, les matériaux et les installations techniques, puis établit l'estimation définitive du coût prévisionnel des travaux par corps d'état. Elle doit permettre au maître d'ouvrage d'arrêter définitivement son programme et de fixer le forfait de rémunération de la maîtrise d'œuvre dans les conditions de son marché.
APS signifie avant-projet sommaire. Pour une opération de construction neuve relevant de la commande publique, cette phase précise la composition générale du bâtiment en plan et en volume, apprécie ses espaces intérieurs et son aspect extérieur, propose les dispositions techniques envisageables, précise le calendrier et établit une estimation provisoire du coût des travaux. Le mot « sommaire » ne signifie pas que le travail est superficiel. Il indique que le projet est suffisamment défini pour vérifier sa cohérence générale, sans avoir encore le niveau de détail de l'APD ou du PRO.
Un avenant est un acte signé par les parties pour modifier certaines stipulations d'un contrat existant : périmètre des prestations, montant, délai, calendrier, matériaux ou autres obligations selon la situation. Il ne remplace pas le marché initial. Il le complète ou le modifie sur des points identifiés. Pour comprendre l'état réel du contrat, il faut donc lire ensemble le marché d'origine, ses annexes et tous les avenants intervenus depuis sa signature.
Un BET, ou bureau d'études techniques, réunit des ingénieurs et techniciens spécialisés dans la conception, le calcul ou l'analyse d'une partie technique d'un projet. Il existe notamment des BET structure, fluides, thermique, acoustique, électricité, VRD, façade ou environnement. Une même société peut réunir plusieurs spécialités, tandis que d'autres interviennent sur un domaine très précis.
Le BIM est une méthode de travail collaborative fondée sur des informations structurées décrivant un ouvrage. Ces informations peuvent être créées, enrichies, contrôlées et utilisées pendant la conception, les travaux, puis l'exploitation du bâtiment. Le BIM n'est donc ni un logiciel précis, ni un simple fichier 3D. Le guide publié par la MIQCP distingue clairement le processus — le Building Information Modelling — de la maquette numérique qui constitue le modèle de données de l'ouvrage.
Dans les relations privées, un bon de commande formalise généralement une demande de fournitures, de location ou de prestations : désignation, quantité, prix, délai, lieu de livraison et conditions applicables. Sa force contractuelle ne vient pas seulement de son titre. Le Code civil prévoit que le contrat est formé par la rencontre d'une offre et d'une acceptation manifestant la volonté des parties de s'engager. Il faut donc examiner le devis, le bon, les conditions générales, l'acceptation et les échanges intervenus.
BPE signifie « Bon pour exécution ». Sur un chantier, cette mention indique généralement que le document a atteint le statut prévu par le marché pour pouvoir être utilisé lors de la réalisation des travaux. Mais le BPE n'est pas un tampon magique ayant partout la même portée. Son auteur, ses conditions de délivrance, les contrôles réalisés et ses effets doivent être définis dans les pièces du marché et dans le circuit documentaire de l'affaire. Selon les projets, un document peut recevoir un visa favorable sans porter exactement la mention BPE, ou devoir encore intégrer des observations avant sa diffusion au terrain.
Le contrôleur technique contribue à prévenir les aléas techniques susceptibles d'être rencontrés dans la réalisation d'un ouvrage. Il intervient à la demande du maître d'ouvrage et lui donne des avis dans la limite des missions prévues par leur contrat, notamment sur la solidité de l'ouvrage et la sécurité des personnes. Dans le langage courant, on parle souvent du « bureau de contrôle ». Le Code de la construction et de l'habitation emploie le terme de contrôleur technique. L'activité est exercée par des personnes ou organismes agréés dans les conditions prévues par les textes.
Le CCAP, ou cahier des clauses administratives particulières, est le document contractuel qui fixe les règles administratives propres à un marché. Il adapte le fonctionnement du contrat à l'opération : qui notifie quoi, dans quels délais, comment les prestations sont payées, quelles pénalités peuvent s'appliquer, quelles garanties sont demandées et comment se déroulent les modifications, la réception ou la fin du marché.
Le CCTP, ou cahier des clauses techniques particulières, est le document contractuel qui fixe les exigences techniques nécessaires à l'exécution des prestations d'un marché. Dans un marché de travaux, il décrit notamment les ouvrages attendus, leurs performances, les matériaux, les conditions de mise en œuvre, les contrôles, les essais et les documents à remettre. Il peut être commun à l'opération ou organisé par lots.
CDE signifie Common Data Environment, généralement traduit par environnement commun de données. Dans la logique de l'ISO 19650, ce n'est pas seulement un logiciel ou un dossier partagé : c'est un cadre organisé permettant la production collaborative des informations d'un projet ou d'un ouvrage. Le CDE associe donc des règles, des responsabilités et des outils. Il définit comment les informations sont nommées, déposées, contrôlées, partagées, publiées et archivées pendant leur cycle de vie.
Projet de construction de taille moyenne (logements collectifs, bureaux, rénovations tertiaires) ne nécessitant pas de lourdes infrastructures BIM 3D complexes.
Le compte rendu de chantier consigne les informations utiles d'une réunion : participants, avancement, difficultés, décisions, actions demandées, responsables et échéances. Il donne à l'équipe une référence commune entre deux réunions. Il n'existe pas de contenu légal universel imposant la même trame à tous les chantiers. Le contrat, le CCAP et l'organisation de la maîtrise d'œuvre déterminent qui le rédige, comment il est diffusé et dans quel délai il peut être contesté.
Le CSPS est le coordonnateur en matière de sécurité et de protection de la santé. Sa mission vise à prévenir les risques créés par les interventions simultanées ou successives de plusieurs entreprises ou travailleurs indépendants sur un chantier de bâtiment ou de génie civil. La coordination est organisée dès lors que plusieurs entreprises ou travailleurs indépendants sont appelés à intervenir, sous-traitants compris. Elle porte à la fois sur la conception du projet et sur la réalisation de l'ouvrage.
Lot technique majeur regroupant les équipements de génie climatique (centrales de traitement d'air, pompes à chaleur, réseaux de gaines et tuyauteries).
Le DCE, ou dossier de consultation des entreprises, rassemble les documents transmis aux entreprises pour leur permettre de comprendre le besoin, d'apprécier les conditions du marché et de préparer leur candidature ou leur offre. Dans la commande publique, le Code parle plus largement de documents de la consultation. Il s'agit de l'ensemble des documents fournis par l'acheteur, ou auxquels il se réfère, pour définir son besoin et décrire la procédure de passation, y compris l'avis d'appel à la concurrence.
DET signifie direction de l'exécution des travaux ou, dans la formulation du Code de la commande publique, direction de l'exécution des marchés publics de travaux. C'est un élément de mission de maîtrise d'œuvre consacré au suivi contractuel et technique de la réalisation. La DET ne signifie pas que le maître d'œuvre devient le responsable hiérarchique des équipes des entreprises. Chaque titulaire conserve la direction de ses moyens, de ses salariés, de ses méthodes et l'exécution de son marché.
DGD signifie décompte général et définitif. Dans les marchés publics de travaux soumis au CCAG Travaux, il constitue l'aboutissement d'une procédure de règlement du compte entre le titulaire et le maître d'ouvrage. Ce n'est pas un simple tableau final rédigé unilatéralement par la maîtrise d'œuvre. Plusieurs documents et actions se succèdent : projet de décompte final du titulaire, contrôle par la maîtrise d'œuvre, projet de décompte général, validation et notification par le maître d'ouvrage, puis acceptation ou contestation par le titulaire.
Le dossier d'intervention ultérieure sur l'ouvrage rassemble les plans, notes techniques et informations destinés à faciliter les futures interventions d'entretien ou de maintenance en prévenant les risques professionnels. Il doit être pensé dès la conception. Les accès en toiture, l'entretien des façades et surfaces vitrées, les locaux techniques, les équipements de protection ou les dispositions liées aux matériaux dangereux ne peuvent pas être reconstitués sérieusement au dernier moment.
Le DOE, ou dossier des ouvrages exécutés, rassemble les documents qui décrivent ce qui a réellement été construit et les informations nécessaires pour utiliser, entretenir et maintenir l'ouvrage. Il ne s'agit pas d'une simple archive de tous les fichiers produits pendant le chantier. Un DOE exploitable doit contenir les bons documents, dans leur version finale, correctement identifiés et organisés selon les exigences du marché.
La DPGF, ou décomposition du prix global et forfaitaire, détaille la manière dont une entreprise a construit le prix forfaitaire proposé pour réaliser les prestations du marché. Elle répartit généralement ce prix par ouvrages, postes, quantités, unités ou lots de prestations. Mais le marché reste rémunéré par un prix global et forfaitaire : la DPGF n'est pas automatiquement un bordereau de prix unitaires transformant chaque ligne en quantité réglée au réel.
Le DQE, ou détail quantitatif estimatif, est une simulation financière obtenue en appliquant les prix unitaires proposés dans le BPU à des quantités estimées par l'acheteur. Il est principalement utilisé pour analyser et comparer les offres lorsque le montant réel du marché dépendra des quantités exécutées ou commandées. Son total offre une base de comparaison commune, mais ne constitue pas nécessairement le montant qui sera payé à la fin du marché.
Une entreprise générale est une entreprise titulaire d'un marché portant sur un ensemble de travaux couvrant plusieurs corps d'état, voire la totalité de la réalisation d'un bâtiment. Elle constitue l'interlocuteur contractuel du maître d'ouvrage pour le périmètre qui lui est confié. Elle réalise certains travaux avec ses propres équipes et confie fréquemment d'autres prestations à des sous-traitants, sous sa responsabilité.
Un plan EXE est un plan d'exécution. Il décrit l'ouvrage avec le niveau de détail nécessaire à sa réalisation sur le chantier : dimensions, implantations, matériaux, réservations, assemblages, équipements ou autres informations utiles selon le lot concerné. Les études d'exécution sont fondées sur le projet approuvé par le maître d'ouvrage. Dans le cadre réglementaire des marchés publics, elles servent notamment à établir les plans et spécifications nécessaires au chantier, en cohérence avec les études de synthèse.
Une fiche technique présente les caractéristiques d'un produit, d'un matériau ou d'un équipement proposé pour le chantier : référence, dimensions, composition, performances, conditions de pose, compatibilités ou limites d'emploi. Elle permet d'identifier précisément ce que l'entreprise souhaite mettre en œuvre et de vérifier sa cohérence avec les plans, le CCTP, les performances attendues et les contraintes de l'ouvrage.
Une GED BTP est un système de gestion électronique des documents adapté au fonctionnement d'un chantier. Elle sert à recevoir, identifier, classer, versionner, partager et retrouver les plans, notes de calcul, fiches techniques, rapports, visas et pièces administratives d'une opération. Une GED ne sert donc pas seulement à stocker des fichiers. Son vrai rôle est de permettre à chacun de retrouver le bon document, dans le bon indice, avec le bon statut et dans la limite de ses droits.
Ensemble des travaux d'infrastructure et de structure (fondations, dalles, voiles béton, poteaux, poutres) assurant la solidité du bâtiment.
L'intelligence artificielle dans le BTP désigne l'utilisation de modèles capables d'analyser des données, des textes, des images ou des documents afin d'assister une tâche liée à la conception, au chantier ou à l'exploitation d'un ouvrage. Le terme recouvre des usages très différents : reconnaissance d'un cartouche de plan, classement documentaire, détection d'objets sur une image, prévision de risques, extraction d'observations dans un rapport ou génération de texte. Dire qu'un logiciel utilise l'IA ne dit donc presque rien. Il faut préciser quelle tâche est réalisée, avec quelles données, quel niveau de fiabilité et quel contrôle humain.
L'IFC, pour Industry Foundation Classes, est un standard ouvert décrivant numériquement les ouvrages et leurs composants. Il permet à différents logiciels de produire, lire ou échanger des informations structurées sans dépendre uniquement du format propriétaire d'un éditeur. buildingSMART publie le standard IFC, également normalisé par l'ISO sous la référence ISO 16739. La version officielle indiquée par buildingSMART est IFC 4.3.2.0, publiée comme ISO 16739-1:2024.
Norme internationale régissant l'organisation et la gestion des informations tout au long du cycle de vie d'un bâtiment utilisant le BIM.
La levée d'une réserve constate que le point relevé lors de la réception a été corrigé de manière satisfaisante. L'entreprise réalise la reprise qui lui incombe ; la personne compétente selon le marché vérifie cette reprise et formalise la levée. Une photo envoyée par l'entreprise peut prouver qu'elle est intervenue. Elle ne suffit pas toujours à démontrer que la correction répond aux exigences du marché. Selon la nature du point, un constat sur place, un essai, un document ou une validation complémentaire peut être nécessaire.
Ensemble des corps d'état du bâtiment regroupant les équipements fluides, électriques et thermiques (génie climatique, plomberie, courant fort/faible).
Une maquette numérique est une représentation tridimensionnelle et renseignée d'un ouvrage. Elle associe une géométrie à des objets identifiés — murs, dalles, équipements, espaces — auxquels peuvent être rattachées des propriétés techniques ou fonctionnelles. Elle peut décrire tout ou partie du cycle de vie : programmation, conception, réalisation, réception, exploitation, maintenance ou déconstruction. Il n'existe pas nécessairement une maquette unique. Le projet peut réunir plusieurs modèles métiers : architecture, structure, CVC, électricité ou plomberie.
Le maître d'ouvrage, souvent abrégé MOA, est la personne pour laquelle l'ouvrage est réalisé. Il porte le besoin à l'origine du projet et prend les décisions qui engagent l'opération. Il peut s'agir d'une collectivité, d'un bailleur, d'un promoteur, d'une entreprise qui fait construire ses locaux, d'un établissement public ou d'un particulier. Le maître d'ouvrage n'est donc pas nécessairement un professionnel de la construction.
La maîtrise d'œuvre, ou MOE, est la personne ou l'équipe chargée d'apporter une réponse architecturale, technique et économique au programme défini par le maître d'ouvrage, puis d'accomplir les missions prévues pour la réalisation de l'opération. Elle peut réunir un architecte, des bureaux d'études techniques, un économiste de la construction et d'autres spécialistes. L'architecte fait donc partie de la maîtrise d'œuvre — souvent comme mandataire de l'équipe — mais la MOE ne se limite pas toujours à lui.
MOEX signifie couramment maîtrise d'œuvre d'exécution. Le terme désigne la personne ou l'équipe qui assure tout ou partie du suivi opérationnel des travaux pour le maître d'ouvrage. MOEX n'est pas, à lui seul, un bloc de mission identique sur tous les projets. Il faut regarder le contrat : direction de l'exécution des travaux, visa, assistance à la réception, OPC ou missions complémentaires peuvent être confiés ensemble, séparément ou répartis entre plusieurs intervenants.
Une nomenclature documentaire est une règle commune utilisée pour identifier les documents d'une affaire. Elle peut encoder dans le nom ou dans les métadonnées le projet, l'émetteur, le lot, la zone, le niveau, le type de document, le numéro et l'indice. Son objectif n'est pas de fabriquer des noms interminables. Elle doit permettre de reconnaître un document sans l'ouvrir, de rapprocher ses différentes versions et d'éviter que plusieurs fichiers distincts portent le même nom.
OPC signifie ordonnancement, pilotage et coordination. Cette mission organise l'enchaînement des études d'exécution et des travaux, coordonne les interventions dans le temps et dans l'espace, puis pilote la mise en œuvre des mesures arrêtées. Dans le cadre de la maîtrise d'œuvre publique, le Code de la commande publique décrit trois objets : analyser les tâches et leur chemin critique, harmoniser les actions des intervenants, puis appliquer les mesures d'organisation jusqu'à la levée des réserves.
OPR signifie opérations préalables à la réception. Elles permettent d'établir contradictoirement l'état des travaux avant que le maître d'ouvrage décide de prononcer ou non la réception, avec ou sans réserves. Dans le CCAG Travaux 2021, le titulaire informe le maître d'ouvrage et le maître d'œuvre de la date à laquelle il estime les travaux achevés. Le maître d'œuvre convoque ensuite le titulaire et procède aux opérations préalables dans les conditions et délais du marché.
Dans le CCAG Travaux 2021, l'ordre de service est une décision du maître d'œuvre ou du maître d'ouvrage qui précise les modalités d'exécution de tout ou partie des prestations constituant l'objet du marché. Il peut notamment concerner le démarrage, un calendrier, une suspension, une reprise, une précision d'exécution ou une prestation modificative. Sa portée exacte dépend du contrat et de la compétence de celui qui l'émet.
Document rédigé par l'entreprise décrivant l'organisation et les moyens mis en œuvre pour garantir la qualité de ses prestations sur le chantier.
Le plan général de coordination en matière de sécurité et de protection de la santé est un document écrit qui définit les mesures destinées à prévenir les risques créés par l'interférence ou la succession des activités des entreprises sur le chantier. Il traite de la coordination entre les intervenants. Il ne remplace ni l'évaluation des risques de chaque employeur, ni ses obligations envers ses salariés, ni les modes opératoires propres à ses travaux.
PRO désigne les études de projet. Pour une construction neuve relevant de la commande publique, cette phase précise par des plans, coupes et élévations les formes des différents éléments, la nature et les caractéristiques des matériaux ainsi que leurs conditions de mise en œuvre. Elle détermine aussi l'implantation et l'encombrement des structures et équipements techniques, les tracés des alimentations et évacuations de fluides, le coût prévisionnel par corps d'état sur la base d'un avant-métré et le délai global de réalisation.
Un plan de réservation indique les ouvertures ou volumes à ménager dans un ouvrage pour permettre le passage ou la fixation d'autres éléments : trémies, gaines, fourreaux, canalisations, équipements ou menuiseries selon les lots concernés. Ces réservations doivent être coordonnées avant l'exécution de l'ouvrage qui les reçoit. Une réservation oubliée peut conduire à un percement ou un carottage ultérieur, avec un coût, un retard et parfois une vérification structurelle supplémentaire.
Le plan particulier de sécurité et de protection de la santé est établi par l'entreprise pour préciser les mesures qu'elle prend face aux risques de ses travaux, de l'environnement du chantier et de la coactivité. Il s'appuie sur l'inspection commune préalable menée avec le coordonnateur SPS et tient compte du PGC. Il ne s'agit pas d'un modèle générique auquel on remplace seulement le nom du chantier.
QSE signifie qualité, sécurité et environnement. La démarche vise à organiser ensemble trois familles d'objectifs : réaliser des prestations conformes, protéger la santé et la sécurité des personnes, et maîtriser les impacts environnementaux. Elle peut prendre la forme d'un système de management intégré à l'échelle d'une entreprise, d'une organisation propre à une opération ou d'un ensemble de procédures et contrôles. Le sigle QSE ne correspond pas à un document réglementaire unique.
La réception est l'acte par lequel le maître d'ouvrage déclare accepter l'ouvrage, avec ou sans réserves. L'article 1792-6 du Code civil précise qu'elle intervient à la demande de la partie la plus diligente, à l'amiable ou, à défaut, judiciairement, et qu'elle est prononcée contradictoirement. Elle ne doit pas être confondue avec une livraison matérielle, une visite de fin de chantier ou la simple prise de possession des locaux.
Le RICT, ou rapport initial de contrôle technique, est établi à la fin de la phase de conception. Il synthétise les avis formulés par le contrôleur technique sur les documents techniques qui lui ont été transmis, dans la limite des missions confiées par le maître d'ouvrage. Le contrôleur technique contribue à prévenir les aléas techniques. Il donne ses avis au maître d'ouvrage, notamment sur la solidité de l'ouvrage et la sécurité des personnes, selon le périmètre de son contrat. Le RICT n'est donc ni un audit exhaustif de tout le projet ni une validation générale de tous les choix techniques.
Un système d'archivage électronique organise le versement, la conservation, la consultation et le sort final de documents numériques pendant une durée définie. Il s'appuie sur une politique d'archivage, des règles de gestion, des métadonnées, des contrôles d'intégrité, des journaux et des procédures d'administration. Un SAE ne se résume pas à sauvegarder des fichiers dans le cloud. Il doit permettre de démontrer ce qui a été versé, par qui, à quelle date, selon quelle règle, et comment l'intégrité et la lisibilité ont été maintenues.
Ensemble des corps d'état intervenant après le Gros Œuvre pour aménager et équiper le bâtiment (cloisons, menuiseries, revêtements, peinture, électricité).
« Situation de travaux » est le terme couramment employé pour la demande périodique par laquelle une entreprise présente l'avancement de ses prestations et les sommes qu'elle estime dues. Le vocabulaire et le circuit exacts dépendent du marché. Dans le CCAG Travaux 2021, le titulaire transmet une demande de paiement mensuelle sous la forme d'un projet de décompte. Celui-ci établit cumulativement les sommes auxquelles il prétend depuis le début du marché.
La sous-traitance est l'opération par laquelle un entrepreneur confie, sous sa responsabilité, à une autre entreprise appelée sous-traitant l'exécution de tout ou partie du contrat d'entreprise ou du marché public conclu avec le maître d'ouvrage. Le sous-traitant est donc lié contractuellement à l'entreprise qui lui confie les prestations, et non directement au maître d'ouvrage pour l'exécution des travaux sous-traités.
Ensemble des procédures de contrôle technique, administratif et financier visant à s'assurer que les travaux sont exécutés conformément aux règles de l'art.
La synthèse technique vise à assurer la cohérence spatiale des ouvrages, équipements et installations de tous les corps d'état pendant les études d'exécution. Elle permet notamment d'identifier les incompatibilités entre la structure, l'architecture et les réseaux avant qu'elles ne deviennent des reprises sur le chantier. Elle ne se limite pas à superposer quelques calques. Les contraintes architecturales, techniques, d'exploitation et de maintenance doivent être prises en compte au niveau du détail d'exécution.
Outil de pilotage synthétique affichant les indicateurs clés de performance du projet (avancement des Visas, retards, réserves, alertes).
Le titulaire est l'opérateur économique qui conclut le marché avec le maître d'ouvrage. Il peut s'agir d'une entreprise seule ou d'un groupement d'entreprises. Dans ce dernier cas, le CCAG Travaux désigne le groupement comme titulaire, représenté par son mandataire. La taille de l'entreprise n'a aucune importance pour cette qualité : artisan, PME, entreprise générale ou groupement peuvent être titulaires selon le marché attribué.
Le visa est l'examen, par la maîtrise d'œuvre, des études et documents d'exécution établis par les entreprises. Il sert à vérifier leur conformité aux dispositions du projet conçu par la maîtrise d'œuvre. Le mot est parfois utilisé comme un synonyme d'approbation générale. C'est trompeur. Le visa ne constitue ni une vérification exhaustive de tous les calculs et détails, ni un transfert automatique de responsabilité vers le maître d'œuvre. Dans les marchés publics soumis au CCAG Travaux, la délivrance du visa ne dégage pas le titulaire de sa propre responsabilité.
Travaux d'aménagement des espaces extérieurs, création de routes, trottoirs et enfouissement des tuyaux (eau, gaz, électricité).